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Le Chantier, laboratoire de création

LE CHANTIER, LABORATOIRE DE CREATION

Bienvenue sur le site officiel du Chantier - Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde !
Le Chantier est un lieu de création consacré aux nouvelles musiques traditionnelles et musiques du monde. Avec sa vitrine, le festival des Joutes musicales de printemps, il est devenu l’épicentre de croisements musicaux, où esthétiques, mémoires et créations jouent à cache-cache avec jubilation.

Le Chantier est un lieu de création consacré aux nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde. Situé à Correns, au cœur de la Provence Verte, dans le Var, il propose à des musiciens et des compositeurs de la région Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur, des autres régions de France ou du monde, un espace d’accueil et un environnement professionnel pour accompagner et valoriser leur démarche artistique. Depuis plus de quinze ans, le Chantier est devenu l’épicentre de croisements musicaux, où esthétiques, mémoires et créations jouent à cache-cache avec jubilation. Ouvert à l’expression de toutes les cultures, il est, entre mémoire et modernité, un outil d’intérêt général de découverte. Lire la suite...

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ACTUALITESActualités

 

Actualités

Communiqué du Chantier - Le 14 avril 2020

Le festival « Les Printemps du monde »
change de saison

Les dernières illusions sont tombées : il n’y aura pas de festivals avant la mi-juillet. Pour notre part, nous n’avions que peu d’espoir de maintenir notre festival « Les Printemps du monde » fin mai. De même qu’en annulant depuis mars nos résidences, stages, rencontres, tous nos plannings s’en sont trouvés chamboulés. Conscient de cette perspective, dès l’annonce du confinement, le Chantier, son conseil d’administration et son équipe, se sont attelés à un plan B. Notre souci était triple : maintenir et poursuivre nos missions ; ne pas léser les artistes avec lesquels nous nous étions engagés ; répondre aux attentes différées des partenaires et publics qui nous font confiance.

La nature de notre travail, fondé sur des résidences, des actions en direction du jeune public (parfois sur du long terme), de l’action pédagogique, de la transmission, fait que notre calendrier se conçoit, s’organise sur du long terme. C’est en tenant compte de tous ces considérants que nous avons décidé de maintenir l’essentiel de notre festival qui sera déployé, à partir de septembre, sur quatre dates ; de décaler les résidences déjà engagées ; de développer nos actions hors les murs. Bref, de maintenir les objectifs que nous nous étions fixés pour l’exercice 2020.

Dans ce jeu de chaises musicales, nous tenons à remercier les artistes qui ont accepté ce redéploiement. Pour nos actions « jeune public » à l’année, en liaison avec l’Éducation Nationale, nous étudions comment « sauver » le travail déjà engagé. Quant à d’autres rendez-vous (tables rondes, expositions, salons de musique), nous attendons des précisions sur les conditions futures du spectacle vivant pour les réactiver.

L’expérience humaine unique que vit la planète, à Wuhan comme à New York, à Mexico comme à Dakar, est extrêmement douloureuse. Et le monde musical, à l’instar d’un Manu Dibango, paye déjà un lourd tribut. Mais ce grand examen collectif, qui souligne combien la terre a été trop malmenée, met aussi en évidence le retour en force de valeurs que la marchandisation du vivant cherchait à ranger au magasin des accessoires. Des valeurs de partage, d’altruisme, de proximité, de sobriété, de démocratie, de mémoire, qui sont celles du Chantier tout autant que des musiques du monde et des cultures populaires qui les portent. En tout cas, puisse cette aventure collective nous vacciner des idéologies mortifères et des vendeurs d’illusions, et remettre l’humain au centre du village.

Frank Tenaille
Directeur artistique du Chantier

 

 

 

Les Early-Pass « Printemps du monde »
restent valables pour l’automne !

Pour les festivaliers qui ont déjà fait confiance au Chantier en achetant dès janvier leur Early-Pass, celui-ci reste valable pour l’automne, même s’il indique une date inexacte. Néanmoins, malgré ce report, si vous ne pouvez être présent aux concerts de septembre à décembre, vous gardez la possibilité de demander leur remboursement en contactant directement Le Chantier (mail à le-chantier@le-chantier.com, mentionnant le numéro de commande) ou bien de faire un don.

 

Le Chantier prépare un « Portail pédagogique des musiques traditionnelles et du monde »

Fort de plus de vingt ans d’existence et d’actions menées dans les mondes de la musique (production, création, apprentissage, recherche, transmission, etc.), le Chantier a accumulé une considérable mémoire du partage des musiques dont la transmission et la fabrication relèvent pour l’essentiel de la tradition orale. Plus de 700 spectacles joués, un carnet d’environ 1’500 artistes intervenus et issus de plusieurs pays du globe, un public intergénérationnel et varié, composé d’amateurs et passionnés, souvent appelés à participer sur les scènes, une communauté qui valorise sa mémoire locale tout en dialoguant avec d’autres traditions pour ré-inventer ensemble la modernité. Au bout de vingt ans, la question s’est donc posée : « Comment rendre encore plus accessible tout ce qui se joue au Chantier, pour faire découvrir ou ré-découvrir les histoires musicales, les savoirs et la richesse des rencontres humaines qui caractérisent ce lieu ? » Toute cette mémoire va aujourd’hui trouver un nouvel espace de valorisation grâce au projet de création d’un portail virtuel de ressources pédagogiques et documentaires sur les musiques traditionnelles et du monde, issu de l’expérience du Chantier. [...][> Lire la suite]

 

Le Chantier propose les
#musiquesdumondealamaison

Pendant toute la durée du confinement, à défaut de résidences de création ou de concerts, Le Chantier - Centre de création des musiques du monde a choisi de se faire l’écho des artistes, musiciens, chanteurs, auteurs, danseurs qui font vivre les nouvelles musiques traditionnelles et musiques du monde, et relayer leurs initiatives en ligne !

Pour cela il suffit de suivre #MusiquesduMondealaMaison sur la la page Facebook du Chantier ou bien ci-dessous pour ouvrir régulièrement des fenêtres sur le Monde et ses cultures !

 

 

 

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« Mory Kante, mon « Frère » guinéen », par Frank Tenaille

« Mory Kante, mon « Frère » guinéen », par Frank Tenaille

Frank Tenaille, directeur artistique du Chantier - Centre de création des musiques du monde, vient de rendre un très bel hommage à Mory Kante, « Griot électrique » guinéen, et en parlait déjà dans « Le Swing du Caméléon » (Actes Sud). Nous relayons ici sa publication, avec les magnifiques photos du Grand Bill Akwa Bétotè :

 

 

MORY KANTE, MON « FRÈRE » GUINÉEN

Mory Kanté après Manu Dibango, Aurlus Mabele, Tony Allen, Idir, et beaucoup d’autres moins connu comme le producteur Diapy Diawara, l’artisan discret du fameux label Bolibana... L’Afrique musicale subit un printemps terrible. Mory, nous nous étions rencontrés en 1971. Il était alors guitariste d’un orchestre qui animait la gare de Bamako, le Rail Band. Il avait 21 ans. Nous avions en commun un morceau de Guinée où s’enracinaient nos enfances. Je l’avais retrouvé chanteur lead de l’ensemble, succédant à un Salif Keita parti à la concurrence. Je l’ai revu à Abidjan, dirigeant un big band dans son club où sa maîtrise pluri instrumentale faisait déjà des étincelles. Nous étions ensemble pour son arrivée à Paris et ce premier concert décisif à la Mutu qu’il mit sur pied en un mois. Le New Morning, le Printemps de Bourges, Bercy avec Jacques (H) voulu comme un paysage de Sierra-Leone, le film « Black Mic-Mac », Musiques Métisses d’Angoulême, « Tam-Tam pour l’Ethiopie » et des dizaines de causes liées au continent, ses succès dans le monde, puis plus tard ses projets au pays... Oui, combien de palabres ? Il y a deux ans, pour Fiesta Sète, nous nous étions retrouvés au Théâtre de la mer pour une resucée des Maravillas del Mali derrière l’indispensable Boncana Maïga. Comme Bill Akwa Betote avait déployé à l’étage une expo ayant trait aux musiques noires dans les années 70-80, je l’avais «  kidnappé » à la sortie d’un rappel et nous nous étions éclipsés voir les clichés de « Grand Bill ». Notamment une photo réalisée lors de l’opération « Jéricho » pour obtenir la libération de Fela Kuti et une autre lors de son passage au Théâtre de la ville. Tout le monde le cherchait pour des interviews, des autographes. Mais nous, heureux de nous retrouver, nous étions partis au « pays ». Frank Tenaille

 

En 2000, dans « Le Swing du caméléon » (Actes Sud), j’évoquais une part du destin de griot qui avait poussé très loin les frontières du mandingue :

 

 

MORY KANTE, LE GRIOT ELECTRIQUE

« Je voudrais utiliser la kora dans une musique complétement électronique, le break dance à la sauce smurf ! »
Mory Kanté, à l’époque de Courognené, 1981.

« On ne peut pas monter dans le manguier et laisser le sac en bas de l’arbre ».
Mory Kanté après Yéké-Yéké, 1988.

En Afrique de l’Ouest, il est courant de voir un koraïste remplacer la bretelle de transport de son instrument par le mouchoir de tête de son épouse. Ce détail exprime l’attachement que le musicien porte à sa femme durant ses pérégrinations. Mais il signifie aussi quelle place la kora a dans son existence. Réalité qui fait avouer à certains joueurs qu’elle est leur « seconde épouse ». Fantastique kora, riche de son passé, chargée de symboles et d’une étonnante complexité organologique. Un des instruments cardinaux de l’Afrique (avec le balafon, le pluriarc, le djembé...) sur lesquels s’est fondé l’essor de beaucoup de styles contemporains. Celui qui en tout cas, révèle le mieux le caractère modal de la musique africaine. Durant plusieurs siècles, cette harpe-luth, propre aux cinq pays du Mandé (Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, Gambie, Mali, Sénégal), fut, par excellence, l’instrument des louanges et de divertissement des rois et des riches. Mais elle venait certainement de plus loin - les spécialistes divergent sur ses origines -, et l’explorateur Mungo Park y fait allusion en 1799 dans ses carnets de voyage (1). Formée d’un manche de plus d’un mètre, d’une demie calebasse recouverte d’une peau de chèvre tannée qui fait caisse de résonance, la kora peut compter de dix-neuf cordes (à l’instar du seron guinéen) jusqu’à trente-six. Mais possède généralement vingt et une cordes correspondant, dans la psyché collective mandingue, aux étapes de la vie qui conduisent à la maturité, symbolisée par la permanence du jeu de bourdon. Pour jouer de l’instrument avec les pouces et l’index, le musicien doit s’agripper par le majeur, l’annulaire et l’auriculaire à des mancherons latéraux. Son jeu utilisant trois types d’échelles (2) musicales selon lesquelles se distribue une vaste panoplie de morceaux et d’improvisations.

Si la kora a connu un écho international, c’est à Mory Kanté qu’elle le doit, nonobstant quelques grands joueurs qui firent le déplacement quelques décennies plus tôt. L’homme est né en 1950 à Albadaria, un village de Guinée niché aux sources du Niger, d’une mère malienne, Fatouma Kassimoko, et d’un père guinéen, El-Hadj Djelifodé Kanté. En Afrique, le préfixe djeli-vaut message. Mory Kanté : « Je suis un djeli, ce qui veut dire « sang » en mandingue et équivaut à « griot ». Le griot est l’artiste devant l’Eternel, le grenier de la mémoire du peuple, sa conscience. C’est la sagesse. Ce sont les griots qui ont demandé une constitution à l’empereur des Mandingues. La tradition griotique se transmet de père en fils. C’est celle de l’homme exemplaire qui doit révéler la vérité et en échange de cela est protégé par la société et pris en charge toute sa vie » (3). L’arbre généalogique de Mory Kanté court, il est vrai, sur sept générations. Son grand-père maternel ne se déplaçait jamais sans une soixantaine de musiciens, du chanteur au balafoniste. Son père, un temps vétéran des griots guinéens, eut vingt-huit enfants, tous artistes. Son frère, Kanté Facelli, fut le fameux guitariste des Ballets Keita Fodeba. Lui, c’est au Mali, chez une tante, qu’il fut initié aux secrets de nyamakala (4). Plus tard balafoniste et guitariste, il fera partie d’un orchestre, les Apollos, avant d’être recruté au célèbre Rail Band du Buffet de la Gare de Bamako par son fondateur, Tidiane Koné, où il fera connaissance avec un chanteur albinos promis à un bel avenir, un certain Salif Keita. Durant le Rail Band, dont les musiciens sont fonctionnaires des Chemins de fer, Mory Kanté découvre cette musique cubaine que de nombreux musiciens ont rapportée de leurs stages chez Fidel Castro, ainsi que les rythmes à la mode venus de France. Et il jette son dévolu sur la kora (transgression pour une ligne de balafonistes) qui lui apparaît comme l’outil le mieux adapté pour accompagner ses envies de « modernité ». Des envies qu’il pourra concrétiser à partir de 1978 lorsqu’il s’installe à Abidjan (Côte-d’Ivoire) et imagine un big band d’instruments traditionnels pouvant travailler dans le sillage des succès soul et salsa de l’heure. En 1981 Mory Kanté enregistre à Lomé (Togo) un album de très bonne facture « Courognegné », et va le faire mixer à Los Angeles par un jeune producteur sénégalo-mandingue que Stevie Wonder remarquera peu après. Cet album, fort bien vendu en Afrique de l’Ouest, témoigne de son ambition et de ses talents de compositeur-arrangeur. En 1984, c’est à Paris, ville devenue la plaque tournante des musiques africaines, que Mory Kanté décide de repartir à zéro. Une salle de la Mutualité louée grâce à des amis lui permet d’enregistrer un disque en forme de carte de visite, « Mory Kanté à Paris ». Dans la foulée, Jacques Higelin, rencontré lors d’un voyage en Afrique, l’invite à apparaître à ses côtés sur l’immense scène de Bercy (de pair avec Youssou N’Dour). Puis c’est la rencontre avec Philippe Constantin, ex-critique du journal Rock and Folk, féru de musiques noires, devenu responsable au sein du label Barclay. Après « Ten Cola Nuts » (« Dix noix de cola »), un opus salué par la presse spécialisé, «  Akwaba Beach » (titre qui en réfère à une plage d’Abidjan où il aimait se retirer pour méditer) fait un tabac. Un album qui évoque Dieu, l’amour, l’universalité, la réconciliation de l’Afrique, et qui recèle un titre qui va révolutionner le show-biz. A l’origine, Yéké-Yéké («  Feeling-feeling ») est une mélodie mandingue qui se chante durant la cueillette du mil. Sur le disque, si la mélodie conserve son chapelet de notes cristallines jouées à la kora, elle bénéficie d’un beat entêtant, d’un gimmick de chœur, et son thème a été galvanisé par un pack de cuivres et des boîtes à rythmes. Un lifting technologique qui est l’œuvre d e Nick Patrick, un producteur britannique tendance rock (5). De fait, ce titre faisant locomotive, « Akwaba Beach » devient « le meilleur album francophone 1988 », entendre : le plus vendu. Un succès qui va faire saliver durant des années toutes les majors du disque. Son chiffre d’affaires équivalant, murmure t’on, au produit national brut du Burkina Faso ! Et dès lors, la profession (et les grands medias) de vivre sous l’influence du « syndrome Yéké-Yéké » ! Car, si dans le passé quelques hits panafricains avaient généré de grosses ventes internationales (à l’instar de Papa-pata de Myriam Makeba, Mario de Franco, Soul makossa de Manu Dibango), cette fois il s’agissait d’une véritable déferlante internationale qu’exprimait la ribambelle de disques d’or en France, en Allemagne, en Suisse, en Espagne, en Belgique, en Israël, etc. Des versions de Yéké-Yéké étant adaptées en hébreu, arabe, chinois, hindi, portugais, espagnol... Le titre étant classé durant des mois dans tous les hit-parades, quelles que soient les classes d’âge !

Un succès qui va avoir un impact considérable chez les musiciens africains. Beaucoup s’interrogeant sur l’incroyable alchimie qui avait transformé une ballade écrite des années plus tôt en succès planétaire, conduisant nombre d’entre eux à plonger (souvent à corps est esprit perdus) dans cette technologie miracle de studios qui pensaient-ils, pouvaient faire de l’or.

F.T @ Le Swing du Caméléon, Actes Sud 2000.

 

(1) Cf. Mungo Park, Voyage à l’intérieur des pays de l’Afrique de l’Ouest, La Découverte, 1980.
(2) L’échelle tomora (dite mode des grands, des héros, mais aussi de l’amour, de la nostalgie, de la consolidation) renvoie à notre système hypodorien. La saouta (utilisée pour la louange épique) se réfère au mode lydien, la silaba (mode de divertissement) à l’hypophrygien.
(3) Propos recueillis par l’auteur.
(4) Le terme de nyamakala peut avoir un sens proche de celui de griot. En fait, il renvoie au début du XVIII ème siècle quand, de pair avec l’instauration d’un Etat théocratique en pays mandingue, les Peuls musulmans tentèrent de remplacer les musiques des fétichistes par la lecture du Coran. Mais le syncrétisme des musiques des captifs de toute la région donnera naissance à une nouvelle musique fatalement tolérée (même si certains religieux continuront à considérer les nyamakala comme des incroyants). Sous la colonisation et depuis l’indépendance, les nyamakala (qui répondent souvent à une vocation individuelle) ont été des acteurs clés de la novation musicale.
(5) Lors de l’album suivant, « Touma », au budget total d’un million de francs, Nick Patrick qualifiera sa contribution en ces termes : « Mon travail est de faire en sorte que la musique de Mory soit accessible aux oreilles occidentales. Si l’on enregistrait toutes les percussions en une seule prise comme les Africains, ce serait un fouillis. C’est pour ça que nous avons eu recours aux ordinateurs, à la technologie des studios » (Le Monde, 26.9.1990)

Photo de Bill Akwa-Bétotè

 

 

 

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 IDIR : Chasseur de lumières - Hommage par Frank Tenaille

IDIR : Chasseur de lumières - Hommage par Frank Tenaille

« Le doux et malicieux Idir, 70 ans, s’en est allé vers les neiges des monts du Djurjura... »

Le Chantier - Centre de création des musiques du monde rend hommage au chanteur, auteur, compositeur et musicien algérien d’expression kabyle, Idir, via ce magnifique texte de notre directeur artistique, Frank Tenaille :

IDIR : CHASSEUR DE LUMIERES

Le doux et malicieux Idir, 70 ans, s’en est allé vers les neiges des monts du Djurjura. Un pays de légendes et de veillées dans lesquelles le verbe fait merveille. Une ruralité secrète où la frugalité, le respect de la terre et de l’autre, font philosophie. Doux et placide tant peu d’artistes auront fait carrière avec autant d’humilité mais aussi de tranquille persévérance. Car tout de même, de l’importance d’un Dylan pour le folk, d’un Bob Marley pour le reggae, d’un Féla Kuti pour l’Afro Beat ou d’une Myriam Makeba pour l’Afrique du Sud, le natif d’Aït Lahcène aura fait connaître la culture diasporique berbère au monde entier. Les Berbères ou Amazighs (imazighen signifiant hommes libres) formant cette mosaïque de peuples qui court de l’ouest de l’Egypte aux Baléares et du Tchad au nord de la Méditerranée, avec une arborescence de la langue tamazight (chaoui, chleuh, rifain, mozabite, touareg, etc). Toute son aventure débutant avec le titre d’un 45 tours qui au début des années 70 se répand sur les ondes internationales et dont l’auteur découvrira l’impact à la radio alors qu’il effectue deux ans de service militaire. « A Vava Inouva » (Mon Petit Papa), qu’il compose avec Mohamed Ben Hamadouche, avant d’être un tube planétaire diffusé dans une centaine de pays et vingt langues, s’inspirant d’un conte ancien, « A Baba inuba ». Son inspiration est clairement bucolique. « Le vieux enroulé dans son burnous/ A l’écart se chauffe /Son fils soucieux de son gagne pain /Passe en revue les jours du lendemain / La bru derrière le métier à tisser/ Sans cesse remonte les tendeurs / Les enfants autour de la vieille/ S’instruisent des choses d’antan /(...) La neige s’est entassée contre la porte/ l’ « ihlulen » bout dans la marmite / La tajmaât rêve déjà au printemps / La lune et les étoiles demeurent claustrées La bûche de chêne remplace les claies / La famille rassemblée prête l’oreille au conte (...) Je t’en prie père Inouba ouvre-moi la porte / O fille Ghriba fais tinter tes bracelets / Je crains l’ogre de la forêt père Inouba/ O fille Ghriba je le crains aussi. » L’orchestration, tendance Joan Baez, en est simple : guitares acoustiques et voix, mais on y perçoit la dynamique du premier instrument d’Idir, la flûte de berger. Monté à Paris pour poursuivre des études de géologue, il enregistre son premier 33 tours à la demande de Pathé-Marconi. Il y restera désormais ne donnant pas suite un projet de métier dans l’industrie pétrolière. C’est qu’entre temps aussi le pouvoir algérien, cédant aux sirènes du fondamentalisme, imposera l’arabisation, niant les particularismes culturels de l’Algérie et réprimant les révoltes récurrentes du peuple kabyle. Or la question de l’arabité et de la place politique de la religion, couplée au statut minoré de la Kabylie (qui prit une part essentielle dans la lutte de libération nationale), fait clivage quand elle ne fait pas des morts comme durant les années noires des années 90. Aussi Idir ne reviendra t’il chanter en Algérie que début janvier 2018 (date qui coïncide pour le nouvel an berbère Yennayer) au moment où le tamazight devient langue officielle, bien qu’encore non nationale comme cela est le cas au Maroc. « Je suis un Algérien comme un autre qui veut simplement avoir la panoplie complète du parfait petit Algérien avec la dimension amazighe qui existe, disait-il avec son joli sourire. Dans la constitution, il est dit que l’Algérie est un pays arabe. Pour ma part, je dis que l’Algérie est un pays où vivent des arabophones, des berbérophones, des francophones, des juifs, des chrétiens… Et que l’État n’a pas à avoir de religion (...) J’ai grandi dans une société matriarcale. Je veux un monde d’égaux ». Moins clivant que les autres grandes icones de la chanson kabyle (Malika Domrane, Lounes Matoub, Aït Menguellet, Ferhat), et bien avant la vague de la Word Music, Idir avait compris que la chanson était tout à la fois moyen de communication, espace d’affirmation identitaire, vecteur de diversité. Le pays, la liberté, l’exil, l’amour, le patrimoine culturel immatériel, étant les thèmes de ses chansons, déclinées à son rythme, tant il était rétif aux injonctions du show-biz. Pour autant, homme fédérateur, il n’aura de cesse de croiser sa culture avec d’autres, à travers nombre de duos (Dan Ar Braz, Maxime le Forestier, Zebda, Gilles Servat, Thierry Robin, Karen Matheson, Manu Chao, Akhenaton, Jean-Jacques Goldman, Khaled, Cheb Mami, Tiken Jah Fakoly, Cabrel, Aznavour...). Soit l’illustration en actes de la fameuse phrase du poète portugais, Miguel Torga : «  L’universel c’est le local moins les murs ». Par Frank Tenaille

Une délicieuse émission dédiée à Idir sur FIP (6 mai 2020) - à réécouter en podcast

 

 

 

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« Au miroir de l'Autre : Jazz et musiques du monde » - Focus sur le site AuxSons.com

« Au miroir de l’Autre : Jazz et musiques du monde » - Focus sur le site AuxSons.com

Un focus sur les liens nombreux entre jazz et musiques du monde et leurs dialogues féconds, avec cet article de Stéphane Ollivier, journaliste à Jazz Magazine, publié sur le webmédia #AuxSons, du Réseau ZoneFranche (dont est membre le Chantier). Article à lire et à écouter, avec plusieurs extraits musicaux !

Au miroir de l’Autre : Jazz et musiques du monde - AuxSons.com

 

 

 

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 Retours sur ... Tambor y Canto

Retours sur ... Tambor y Canto

Cuba, Brésil, Argentine, Pérou : quatre pays d’Amérique Latine, quatre cultures qui se rencontrent sur scène, dans le respect de chaque tradition et avec la jubilation de la création ! Tel est le projet de Tambor y Canto, sous la direction de Simon Bolzinger, que nous avions la joie de recevoir en résidence au Chantier en 2017 ! Retour en images avec un joli reportage filmé in situ, qui rend bien compte des enjeux de cette création épicée !

Tambor y Canto - reportage vidéo

 

 

 

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Petites Planètes : un tour du monde des musiques traditionnelles, tout en restant chez soi

Petites Planètes : un tour du monde des musiques traditionnelles, tout en restant chez soi

« La collection Petites Planètes, imaginée par Vincent Moon et Priscilla Telmon, propose des centaines de films tournés aux 4 coins du monde, où l’on peut y découvrir des chants folkloriques, des rituels, des musiques sacrées... Un tour du monde musical sans bouger de chez soi. » (France Musique).

Le Chantier ne pouvait que relayer cette impressionnante collection d’archives sonores et de vidéos enregistrées de par le monde, et leur incroyable beauté, comme autant de témoignages magnifiques des patrimoines culturels immatériels des peuples de la planète !

Pour en (sa)voir plus :
> www.vincentmoon.com / petitesplanetes.bandcamp.com / petitesplanetes.earth

Reportage de présentation sur France Musique

 

 

 

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Les défis des musiques des peuples pour la biodiversité

Les défis des musiques des peuples pour la biodiversité

Le Chantier - Centre de création des musiques du monde vous invite à un peu de réflexion via cet article passionnant écrit par notre directeur artistique, Frank Tenaille, sur le média collaboratif AuxSons du Réseau ZoneFranche. On se rappelle que l’édition 2018 du festival des Joutes/Printemps du monde avait notamment été dédiée aux "Musiques de la Terre" ! Alors que l’humanité est confrontée actuellement à une crise sans précédent, il est peut-être temps de réinterroger les rapports qu’entretient l’Homme avec son environnement naturel, et porter un regard sur d’autres civilisations, d’autres cultures qui ont su nouer d’autres liens avec le vivant.

Les défis des musiques des peuples pour la biodiversité - par Frank Tenaille

 

 

 

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Émission Zazplinn d'avril consacrée aux musiques que l'occitan inspire

Émission Zazplinn d’avril consacrée aux musiques que l’occitan inspire

Ce soir, au Chantier, nous avions envie de vous relayer une très belle émission, présentée chaque mois par Zazplinn productions, sur les ondes et en podcast sur : www.zazplinn.com ! ZAZPLINN, c’est une émission présentée par Roxane Martin consacrée aux MUSIQUES DU MONDE : un pont entre les cultures un goût du métissage et de la créativité. Improvisations, traditions, mémoire ... partager, s’interroger ouvrir les fenêtres vers le monde et rencontrer des artistes incroyables.

Ce mois-ci, l’émission présentée par Roxane Martin est consacré à la Musique que l’occitan inspire : Cocanha, Pierlau Bertolino, Urban Balèti, Lo Barrut, Compagnie Baltazar Montanaro, Serge Pesce, Belouga Quartet ! Autant d’artistes et créations que nous avons déjà pu accompagner et présenter à Le Chantier - Centre de création des musiques du monde et qui, chacun à leur manière, ont su déplacer les lignes des musiques traditionnelles & du monde.

Nous vous souhaitons une belle écoute et une très belle soirée !

Emission Zazplinn d’avril consacrée à la musique que l’occitan inspire

 

 

 

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Les pépites sonores d'Ocora-Couleurs du Monde

Les pépites sonores d’Ocora-Couleurs du Monde

Quoi de mieux qu’un voyage musical à travers la Planète, avec ces « Pépites sonores » du label et de la délicieuse émission « Ocora Couleurs du Monde », présentée chaque samedi sur France Musique par Françoise Degeorges !

Tous les podcasts de l’émission sont aussi disponibles sur le site de Couleurs du Monde avec Françoise Degeorges sur France Musique : www.francemusique.fr/emissi…/ocora-couleurs-du-monde

Les pépites sonores d’Ocora-Couleurs du Monde

 

 

 

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Un rythme de percussion brésilien pour petits et grands

Un rythme de percussion brésilien pour petits et grands

Claire Luzi et Cristiano Nascimento - que nous avions reçu l’an dernier pour la création « Boum mon bœuf » (Brésil) vous ont concocté une petite séance "atelier musique" ... pour le plus grand bonheur de vos voisins !

Ils ont transcrit le rythme brésilien "maxixe" pour verre ("copo" en portugais !) sur table. Cette petite percussion peut accompagner de nombreuses chansons ! ... Pour petits et grands confinés ! 😉

Copo maxixe - jeu musical de table - La Roda

 

 

 

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Les trésors enfouis de la cumbia amazonienne du producteur Ranil

Les trésors enfouis de la cumbia amazonienne du producteur Ranil

Pour changer un peu d’air(s) en ces temps confinés, le label Analog Africa a compilé 14 pépites de cumbia péruvienne des seventies, produites au cœur de la jungle par l’artiste visionnaire Raúl Llerena Vásquez.

Le Chantier - Centre de création des musiques du monde avait notamment reçu l’un des maîtres de la cumbia et du vallenato de Colombie, Antonio Rivas, lors du festival 2018, et ne pouvait que se faire l’écho de cette belle playlist tropicale amazonienne, à écouter sur le site de FIP !

Belle journée en musiques du monde !

FIP radio - Les trésors enfouis de la cumbia amazonienne du producteur Ranil

 

 

 

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« YA HABIBI », nouveau clip de Ishtar Connection

« YA HABIBI », nouveau clip de Ishtar Connection

Ils étaient en résidence au Chantier en mai 2019 et viennent de diffuser leur nouveau clip, filmé au Chantier : Ishtar Connection, quartet dirigé par Fawzy Al-Aiedy.

Ce projet est né de la rencontre d’un maître de la musique orientale, Fawzy Al-Aiedy, et de trois jeunes artistes issus des « musiques actuelles ». La création d’Ishtar Connection veut donc lancer un pont entre Orient et Occident, entre « tradition » et « modernité » !

 

Vdéo « YA HABIBI » par Ishtar Connection

 

 

 

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Riccardo Tesi propose « La Valse a Pierre »

Riccardo Tesi propose « La Valse a Pierre »

En ce lundi matin, Le Chantier vous partage cette douce valse de Riccardo Tesi ! Bonne semaine à tous !

« La Valse a Pierre » - Riccardo Tesi

 

 

 

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Miquèu Montanaro propose un live sur Facebook

 

 

 

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Sisygambis : Webdoc « Les ports, de la Méditerranée à l'océan indien »

Sisygambis : Webdoc « Les ports, de la Méditerranée à l’océan indien »

Le Chantier vous invite à suivre Sisygambis, que vous avez déjà pu découvrir lors de précédentes éditions du festival, et qui vient de créer pour l’Institut du monde arabe un magnifique web-documentaire immersif : « Les ports, de la Méditerranée à l’océan indien ».

Embarquez dans un voyage immersif avec le webdocumentaire de Sisygambis coproduit par l’Institut du monde arabe : images musicales de ports contemporains où se mêlent les temps, les cultures et les langues : plus de 60 escales vidéos-sonores documentées !

Sisygambis : Webdoc « Les ports, de la Méditerranée à l’océan indien » - Institut du Monde Arabe

 

 

 

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Sébastien Bertrand vous propose de jouer « De Temps en temps » (vidéo)

Sébastien Bertrand vous propose de jouer « De Temps en temps » (vidéo)

Pour les accordéonistes diatoniques, Sébastien Bertrand offre sur sa page Facebook plusieurs mélodies à apprendre et jouer ! Une belle manière de profiter de ce temps pour peaufiner son jeu, avec notamment cette très jolie valse à 5 temps, intitulée justement « De Temps en temps » ! Le public du Chantier peut se rappeler des magnifiques créations de Sébastien Bertrand, notamment « Traversées Diatoniques », « Grand Danse Connection Club », « Chemin de la belle étoile », « le Duo Bertrand » ...

Merci à Sébastien Bertrand et très belle journée à tous !

Pour en (sa)voir plus :
www.sebastien-bertrand.com
Sébastien Bertrand au Chantier

Sébastien Bertrand vous propose de jouer « De Temps en temps » (vidéo)

 

La presse en parle !..

 

 

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ENTREVISTA : Frank TENAILLE sur Ràdio Lenga d'Òc

ENTREVISTA : Frank TENAILLE sur Ràdio Lenga d’Òc

Merci à Radio Lenga d’Oc pour cette interview de Frank Tenaille quant à l’actualité du Chantier et notamment le report du festival « Les Printemps du monde » à l’automne 2020 ! Émission à réécouter en podcast sur le site radiolengadoc.com !

ENTREVISTA : Frank TENAILLE

 

 

 

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« Le Chantier va fêter le printemps cet automne » (Var Matin)

« Le Chantier va fêter le printemps cet automne » (Var Matin)

Interview du directeur artistique du Chantier, Frank Tenaille, dans le journal Var Matin (26 avril 2020).

« Le Chantier va fêter le printemps cet automne » (Var Matin)

 

 

 

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« En attendant la saison nouvelle » (Zibeline)

 

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Playlist - Vidéos musiques du monde - Le Chantier

 

 

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Résidences

Le Chantier est un lieu de valorisation au service du renouveau d’expressions traditionnelles, originales et riches de symboles constituantes de notre patrimoine immatériel. Il est un lieu (...)

> Les créations précédentes au Chantier

Retrouvez dans cette rubrique l’ensemble des créations réalisées au Chantier depuis ces huit dernières années.

 

Concerts - Étapes musicales

Le Chantier organise une Étape musicale à lʼoccasion de chaque résidence de création quʼil accueille. LʼÉtape musicale est un temps de rencontre avec le public permettant aux artistes de présenter leur (...)

 

Éducation artistique et culturelle (EAC)

Depuis sa création en 2001, le Chantier met au centre de ses préoccupations et de son projet la sensibilisation des publics aux nouvelles musiques traditionnelles et musiques du monde. La (...)

Les Étapes Pitchoun

Temps de rencontre avec les artistes qu’il accueille en résidence, l’objet des Étapes musicales Pitchoun est à la fois de confronter les enfants au processus de création artistique, et (...)

 

Tables rondes et rencontres

Le Chantier propose régulièrement des tables rondes et moments de réflexion autour de thématiques inhérentes aux musiques du monde et à la création. Les Tables Rondes des Joutes musicales « (...)

Réflexion

La création, dans le champ des musiques traditionnelles et du monde, relève plus du domaine de la pratique que de la réflexion, en raison de transmissions le plus souvent orales. L’objet du (...)

 

Equinòxis : Festival des voix

Chaque année, le Chantier met en place des ateliers et actions, notamment autour de la transmission orale. Ces ateliers ont lieu pendant l’année, ainsi que pendant le festival des Joutes musicales (...)

Article 9 (choeur mixte)

Article 9 est né en 1991 sous le signe de l’amitié. Le chant de ce groupe improbable aurait dû s’arrêter avec celui des cigales. Mais, la vendange terminée, le plaisir d’être (...)

 

Le chantier

Agenda - Billetterie

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Le Chantier - programmation janv>juin 2019
Le Chantier présente le festival Les Printemps du monde, du 6 au 9 juin 2019 à Correns (83-Provence Verte)

Cliquez sur l’image pour accéder aux évènements de la programmation. / Billetterie

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